lundi 7 janvier 2013

Enfin arrivées!

L’arrivée  a toujours l’allure d’une victoire! D’ailleurs, une amie nous écrit un message sur Facebook : Bravo! Vous avez atterri!  Très juste, c’est le sentiment qu’on a, d’atterrir.
En général, on se sent arriver chez nous au moment de traverser le grand pont de 7 milles de long qui enjambe la baie de Tampa. À ce moment-là, on n’est plus qu’à une quinzaine de kilomètres de notre parc, notre résidence d’hiver.
En arrivant, j’écris aussitôt ce message FB à l’intention de nos anges gardiens, qui nous suivent fidèlement tout le long de la route :
Youppi! Ça y est : on est arrivées! Saines et sauves, sans avaries, sans accident! 4 journées, 3 nuits : 2560 km de route. Tout comme nous, Mollie et Zappa ont hâte de se dégourdir les pattes -- elles sont de merveilleuses voyageuses!

Ici, petite pluie toute douce -- la première depuis longtemps, paraît-il, donc bien nécessaire. Il fait 19C -- 63 F! Ce soir, on dormira la fenêtre ouverte.
Comité d’accueil : notre ami Jon a écrit un message en français sur sa tablette et nous le fait entendre en nous offrant une bouteille de vin espagnol. Presque tout le monde est déjà là, ne manquait plus que nous !
L’impression d’arriver chez nous (!) et la joie de retrouver nos ami-e-s. On trinque au Chardonnay en se souhaitant un bon hiver !

Pendant les premiers jours, c’est un défilé quasi constant de voisins et de connaissances qui passent nous saluer, prennent de nos nouvelles, se disent heureux de nous revoir ici. On s’informe pour savoir si on a fait bonne route, on nous apporte des petites gâteries, on s’offre pour nous aider à s’installer. Un accueil aussi chaleureux est extrêmement réconfortant : on se sent bien ici, acceptées et partie d’une communauté, comme on dit. Tout en respectant la vie privée de chacun et de tous, on sent une authentique camaraderie et aussi une véritable solidarité qui unissent ceux qui nous entourent.
Il nous faut plusieurs jours pour s’installer, bien entendu. Après une aussi longue route, la Maxie Caracole a besoin d’un grand ménage, dedans comme dehors! Faut vider les coffres, monter les tables, déplier les chaises, installer l’auvent, le pare-soleil, balayer, laver, frotter  – ça ne finit plus!
On brasse des sacs, on déplace des bacs de plastique, on vide les compartiments de rangement, on installe les appareils – notre nouvelle machine à cappuccino trône fièrement sur le comptoir de cuisine! Bref, il faut tout replacer à sa main, ranger les armoires, remettre de l’ordre dans les vêtements : tout y passe!
Il faut aussi faire une grosse lessive : laver tous ces vêtements chauds du voyage avant de les ranger … et sortir le linge d’été! D’été et de printemps (ou d'automne, c'est selon), car il y a des jours frais en janvier, en Floride. Donc, se garder une petite laine, une chemise à manches longues et un pantalon pour les jours frais. Et l’imper, parce qu’il pleut. Sans compter les multiples paires de chaussures : pour la marche, pour la détente, pour l’intérieur …
Curieusement, on aime bien faire toute cette besogne en arrivant et se débarrasser de toutes les corvées plutôt que de les étaler sur plusieurs jours. Quand tout sera fait, on pourra se reposer et s’amuser!
La météo annonce 27 C pour demain : la plage en perspective!

Travel Log

Here is the English version of the last post (Carnet de voyage)
It took us four days and three nights to go across the US from North to South, starting at the Vermont border right down to St. Petersburg, in the middle of Florida! In short, it is 1500 miles (2500 km) of unrolling sceneries, with towns and villages succeeding one another  (often times with the same names), and a variety of landscapes : mountains, forests, valleys, prairies and finally, yes – the SEA! Alleluia!
Here are a few thoughts gathered during the trip.
New Year’s Eve, December 31st, the last evening of the year. We stop for the night in a little village, Danbury, CT, not far from Newtown where the awful killing of 20 kids and 8 adults took place recently. As we leave a small shopping centre restaurant after dinner, we wish a Happy New Year to the owner, a smiling well-built fellow, who answers : « Yes, but the Mayas are still here! ». Trying to make sense of this bizarre answer, we figure he is probably referring to the falsely-expected end of the world that was supposedly predicted by the mayan calendar for December 22. I tell him everybody had it all wrong : what was predicted was only the end of a cycle, not of all times! And there he goes, throwing his eyes up towards the ceiling (or the sky?) : « Ah, well, you know, only the BIG GUY up there knows when this will all end! »
Sometimes, the attitude of some Americans is astonishing when they talk about their religious beliefs, which happens frequently, in serious moments as well as in light ones.  Many religions coexist in the US : catholics, protestants (of all brands), christians, jews, muslims, budhists, Jehovah’s witnesses and what not! They all have their churches or places for the cult, scattered all around and proudly identified by highly visible panels or posters. It seems to me that this high level of apparent religious belief is in a way a search for spirituality and taht it acts as a counterbalance for another typical american trait, materialism, i.e. the strong attraction to the object, the matter, the belonging, sometimes leading to excessive buying and possessing.

New Year’s Day – Colonial Heights, VA. We come across a couple traveling in their trailer and a small pickup truck, from Val d’Or, Qc, to Pompano, FL, trying to make it in only 3 days! They have all lights out before 8 pm and they’re gone by 4 :30 the next morning! What a trip!
We notice how Americans have fierce political opinions and how they like to display them! As a sign of patriotism, there are US flags all over : on official buildings, of course, but also on ordinary houses, on poles planted in lawns or on the corner of a street. Along the way, we saw many bumper stickers of all sorts : some were pro-Obama and others pro-Romney, of course, since the presidential election took place only a few months ago! But we also came across stickers in support of the fight against cancer or aids, others for the troops abroad or the veterans, for the environment and against pollution, and so on. There was even one promoting vegetarian food – EAT RAW, it said! But I did not see a single one concerning firearms (either invoking the constitutional freedom or supporting the control of firearms) …

Third Day – January 2nd 2013 – back to normal traffic, after two days of holidays. On normal days like this, there is an incredible amount of vans on the highway, carrying all sorts of goods and products. The transport industry must be booming, judging from the high number of all sorts of transport vehicles : trucks, lorries, minivans, large vans, etc.! These are excellent drivers, they drive fast and they know the roads well but I still prefer holidays, when the road seems to belong to ordinary cars – they are less stressful and less noisy!
Each time I travel through the US, I appreciate the extent to which this large country has numerous, beautifully-drawn, well-kept routes and autoroutes in all and every directions! It is such a pleasure to drive here, especially since American drivers are usually very disciplined. Except around large cities like New York, the traffic flows at the indicated speed limit, even though one sees the occasional fast-riding buddy who speeds above the limit, crossing from one lane to the other, just to get ahead of this docile line of cars. But these somewhat acrobatic and daring drivers are often caught by patrollers and brought to reason …
Patrollers! They seem to pop up from anywhere at anytime, they ARE everywhere! And the uniforms! Since they change from State to State, you come across all types and models of them along the way : some arbor the midwest look, others look like cowboys; there are even some who seem just out of the German infantry, with bouffant trousers, high leather boots and the typical cap that seems to originate from a WW2 movie closet! They speed-up along the highway and their menacing gestures leave no doubt – you talk softly to these guys and better be polite with them!

Enough for today.
Next post : arrival, greeting, installation.
Have a nice day!

samedi 5 janvier 2013

Carnet de voyage

Quatre jours de voyage, du Nord au Sud des États-Unis, depuis la frontière du Vermont jusqu’au beau milieu de la Floride! En résumé, de longs rubans d’asphalte qui se déroulent sur 2500 km de long, avec des paysages qui changent, des villes et des villages qui se succèdent, des noms qui se ressemblent (on revoit tout le temps les même noms de villes, de comtés, de patelins -- je reviendrai là-dessus), des montagnes, des collines, des plaines, des vallées puis, tout à coup, le bord de la mer! Alléluia!
Voici donc quelques impressions glanées au fil des heures et des jours.
La veille du jour de l’an, 31 décembre, dans un bled perdu du Connecticut, non loin de Newton, tristement célèbre à cause de la tuerie d’enfants qui s’y est déroulée il y a peu. Dans un centre commercial semblable à tous les autres, un resto tout ce qu’il y a de plus ordinaire. À la caisse, en sortant, on souhaite la bonne année au propriétaire, un gros monsieur joufflu et bedonnant, à l’air sympathique. « En tout cas, les Mayas sont encore là », nous répond-il, un peu curieusement. On comprend qu’il parle de la supposée prédiction de fin du monde du 22 décembre et on lui répond, en souriant, qu’on avait tous mal compris, le calendrier maya annonçait plutôt la fin d’un cycle et non la fin du monde!
« De toute façon, y’a rien que LUI qui sait quand tout ça va finir », dit-il, en lançant les yeux vers le plafond (ou le ciel, c’est selon). Et nous, on verra pas ça, que je lui dis, pour essayer de m’en sortir.
Les Américains m’étonnent toujours par la ferveur et l’omniprésence de leurs convictions religieuses, qui couvrent un large spectre de religions et de croyances. On trouve de tout : des catholiques, des protestants de toutes allégeances, des chrétiens, des juifs, des mormons, des témoins de Jéhovah, des pentecôtistes de la Xième heure, des musulmans, des boudhistes et quoi encore! Toutes ces églises ont pignon sur rue et s’affichent fièrement. À tout moment, les convictions religieuses surgissent pour un oui ou pour un non, au détour d’une remarque anodine ou sous la forme d’une maxime philosophisante, à propos d’un événement marquant autant qu’un d’un fait banal.
Nous sommes des êtres de paradoxe, c’est connu. Ce fort penchant pour la religion (qu’il ne faudrait pas confondre avec la foi ni la Foi) me semble faire contrepoids à un autre trait bien caractéristique de l’ours moyen americanus, c.a.d. une forme de matérialisme généralisé qui glisse parfois vers la consommation effrénée et la bébellerie érigée en dogme! D’un côté, un besoin de spiritualité qui s’exprime à travers cette sorte de conviction religieuse, de l’autre, le culte du dollar, du matériel, de la possession, qui s’étale partout et gagne presque tout le monde!

Jour de l’An 2013 – quelque part en Virgine, à Colonial Heights – nous n’avons donc pas le monopole des hauteurs coloniales! Dans le stationnement du WalMart qui nous héberge cette nuit, on côtoie des voyageurs qui descendent de Val d’Or jusqu’à Pompano pour se réchauffer les os! En vrais spartiates, ils sont au dodo à 20 h et décollent à 4 h 30 le lendemain matin! Quelle équipée!
Les Américains se plaisent à afficher bruyamment leur patriotisme et leurs opinions politiques. On voit des drapeaux américains partout, sur les édifices bien sûr, mais aussi accrochés aux maisons ordinaires, plantés dans les parterres, flottant au vent de poteaux anonymes au coin des rues ou tapissant les vitrines de magasins.
Ils aiment aussi apposer des collants d’opinion sur leurs voitures. En descendant, on en a vu de toutes sortes : quelques-uns pro-Obama, d’autres pro-Romney (les présidentielles sont récentes), en appui aux Forces Armées et aux Vétérans = Support our Troops! (bien qu’un peu moins nombreuses qu’avant, toutefois), contre le cancer et en faveur de la lutte au sida, contre la pollution et pour l’environnement. J’ai même vu un pare-chocs arborant fièrement un collant prônant le végétarisme et la crudité – Eat RAW! Décidément, on n’arrête pas le progrès! Rien vu à propos des armes à feu, cependant …

Troisième jour : 2 janvier 2013. Retour à la circulation normale après deux jours de congé. On retrouve les semi-remorques, innombrables sur les voies de circulation américaines. L’industrie du transport routier doit être bien florissante si on en juge par la quantité de transporteurs de toutes sortes, surtout les grosses vannes, impressionnants routiers qui filent du matin jusqu’au soir pour déplacer toutes sortes de produits, denrées et marchandises. Ces gens-là conduisent très bien pour la plupart, ils connaissent les routes et filent à vive allure! Mais j’aime bien les jours de fête et de congé, quand les routes appartiennent aux voitures ordinaires – c’est plus calme, moins bruyant, un peu moins stressant.
À chaque voyage, je m’émerveille de voir à quel point les États-Unis sont traversés et sillonnés en tous sens d’autoroutes magnifiques, bien dessinées, bien construites et bien entretenues. Et ça m’étonne toujours de voir qu’il y a tant de voitures qui circulent, non seulement aux heures de pointe mais à tout moment du jour, dans toutes les directions, sur toutes les routes et les autoroutes --  mais où va donc tout ce beau monde?
Autre source d’émerveillement : les conducteurs américains sont disciplinés pour la plupart et, sauf aux abords des très grandes villes, ils respectent scrupuleusement les limites de vitesse. Bien sûr, on voit parfois filer le casse-cou pressé qui se faufile de gauche à droite à travers le sage ruban d’autos qui se suivent à la queue leu leu. Mais les patrouilleurs ont tôt fait de le rappeler à l’ordre, cet énergumène!
Et des patrouilleurs, il s’en cache partout! Soudain ils apparaissent, vêtus de toutes sortes de façons puisque les uniformes varient d’un État à l’autre. Les allures varient du ranger style midwest au cowboy des plaines en passant par ceux-là qui ont l’air recyclés de la cavalerie allemande, avec leurs culottes bouffantes aux cuisses et serrées aux genoux, leurs hautes bottes de cuir et leur képi sorti tout droit d’un film sur la 2e guerre mondiale! Peu importe de quoi ils ont l’air, ils se prennent très au sérieux, les patrouilleurs, ils gesticulent de façon très convaincante et on apprend vite qu’on ne badine pas avec eux!

Allez, ça suffit pour aujourd’hui!
Demain : l’arrivée, le comité d’accueil, l’installation.
Bon samedi!

dimanche 30 décembre 2012

Bonne heureuse année ! Happy New Year!

Dire qu'on allait oublier de vous faire nos voeux!

Souhaitons nous tous et toutes une belle année 2013, et plaçons-y nos rêves les plus chers! Que ceux et celles qui veulent de la vie, du pétillant, du mouvement, l'obtiennent! Que les autres qui aspirent plutôt à la paix, la quiétude et le repos soient également satisfait-e-s! Et surtout qu'il y ait de la solidarité, de la justice et de l'équité pour tout le monde!

N'oubliez pas : c'est le temps de prendre une résolution (ou plusieurs)!!!

We almost forgot to give you our best wishes for 2013!  May all your dreams come true, whether you are longing for life, movement, bubbles and the like -- hope you get it all! Or whether you are rather looking for peace, quietness and rest -- hope you are satisfied as well! Mainly, let's hope there's solidarity, justice and fairness for everyone!

And don't forget your resolution-s!!!



Dans quelques heures ...

Plus que quelques petites choses de dernière minute et ça y est : dès l'aube, demain matin, on décolle. Direction : le Sud -- dans quatre ou cinq jours, nous serons en Floride! Évidemment, faut d'abord traverser les montagnes du Vermont, en espérant que les routes seront déneigées ... c'est toujours la plus rude étape, celle de la première journée! Si tout va bien, on prévoit s'arrêter près de Philadelphie demain soir!
 
Getting ready to go! Only last minute things left to do and at the break of dawn tomorrow (last day of the year), we'll be heading south! Florida, here we come!!! (First, we have to go through the snowy Vermont mountains -- let's keep our fingers crossed for that first part, which is always the toughest one!). If all goes well, we should stop somewhere close to Philadelphia tomorrow night!
 
Nous donnerons des nouvelles dès l'arrivée, à la fin de la semaine. D'ici là, c'est un peu compliqué côté télécommunications!
 
Once we reach our destination, later this week -- Friday or Saturday -- we'll post a new message. Until then, we'll keep driving and driving ... until exhaustion! 

vendredi 28 décembre 2012

Tempête et préparatifs de dernière minute!

Plus que trois dodos à la maison! Seulement deux matins à s'éveiller normalement ... le troisième jour, ce sera le moment du grand départ! On a des papillons dans l'estomac rien que d'y penser!

Noël est déjà passé, nous plongeant une fois de plus dans la plénitude et la reconnaissance! Beaux moments passés en famille, boustifaille des fêtes, cadeaux et surprises -- comme nous sommes gâtés! Feliz Navidad !  Gracias a la vida !

On a même eu droit à une tempête de neige, une vraie, une belle (même si elle fut un peu moins costaude que ce que prédisait la météo). La beauté d'une tempête, c'est quand on peut rester bien au chaud à la maison sans avoir à se déplacer, qu'on manque de rien et que personne n'est en danger! Alors on la voit arriver, on regarde la neige tomber, le vent souffler; les enfants s'amusent à jouer dehors, les grand-e-s, à pelleter et à déneiger. Et quand c'est fini, le décor s'est embelli et les skieurs sont contents!


Pauline en pleine action!


Colin, Jules et Marine : raquettes, skis, bottes!




Charles-O déblaie la Maxie Caracole






Ce matin, la Maxie Caracole dort sous un pied de neige dans la cour. Dans quelques jours, elle avalera un long ruban de route, du nord au sud des États-Unis, d'un bout à l'autre de ce grand pays, pour rejoindre nos quartiers d'hiver et se réchauffer au chaud soleil du Sud.


On vous épargne la longue, très longue liste des choses à faire à la dernière minute. On sait qu'on y arrivera, comme toujours, et qu'on partira avec tout ce qu'il nous faut et davantage, le motorisé chargé à bloc, avec un petit coin pour nos chiens Zappa et Mollie. Comme dans la chanson de Charlebois, on vous laissera l'hiver, la neige, le froid, la sloche et tout le reste jusqu'au printemps!

Mais on partira le coeur un peu serré quand même, à l'idée de ne pas pouvoir pendant quatre mois serrer dans nos bras ceux et celles qu'on aime et d'être éloignées de ce Québec vivant, grouillant et grenouillant (qu'on suivra à distance par les journaux sur Internet, la radio, la télé, les courriels et les autres sources de nouvelles -- on manquera rien de la Commission Charbonneau, n'ayez crainte!).

Ce matin, la citation glanée quelque part sur Facebook, prend tout son sens :

One's destination is never a place, but a new way of seeing things. (Henry Miller)

Traduction (très très) libre (que mes ami-e-s traductrices me pardonnent cette liberté!) :

L'endroit où l'on va n'est pas tant une destination
qu'une nouvelle façon de voir les choses.

 Bien dit!

jeudi 20 décembre 2012

Noël! Noël!

Inévitable : une sorte de frénésie s'empare de tout, à quelques jours de Noël. Pourtant, c'est la folie dans les magasins. tout le monde court pour l'achat des provisions, des derniers cadeaux, des petits riens dutout qui vont agrémenter la journée spéciale.

Comme chaque année, je me sens submergée par tout ce branle-bas. Notre sapin, que Pauline est allée couper dans le boisé d'en avant, trône tout nu dans le salon, en attente des décorations et des lumières. Le petit village s'illumine chaque soir : c'est ce qui me met le plus dans l'esprit du temps!


Il s'éveille quand la nuit tombe et, avec la guirlande de lumières qui court le long de la galerie dehors, ce petit village tout modeste évoque les plus jolis Noëls d'antant. Car cette fête-là, elle est surtout remplie des meilleurs souvenirs d'enfance, la nôtre, celle de nos enfants, celle de tous les petit-e-s.

Pourtant, au fil du temps et à force de subir les assauts de cynisme largement distribués, la magie finit par s'émousser un peu. Je me prends même à rêver d'un Noël sans cohue, sans magasins, sans tempête de neige, sans sapin dans le salon, sans l'enfilade des visites, des soupers, des fêtes et des partys. Comment me sentirais-je si j'étais loin d'ici, sous le chaud soleil de la Floride et que la façon de célébrer, cette année, était d'aller faire une promenade au bord de la mer pour marcher dans le sable et ramasser des coquillages?

J'aurais probablement le coeur lourd de nostalgie, j'imaginerais les lumières brillant dans les yeux des enfants, l'odeur de la dinde et je m'ennuirais du bon vieux temps.

Alors, au boulot : reste du ménage, de la popote, des emballages, des décorations et tout un tas de choses à faire!