dimanche 20 janvier 2013

Lunch et pélicans

C'est devenu quasiment un pèlerinage annuel, en tout cas une visite obligée : Wood'ys, à St. Pete's beach.

Petit resto d'extérieur avec une terrasse au bord du canal. Un menu simple : poissons frais et fruits de mer, entre autres.

En prime : la visite des pélicans qui rentrent du golfe et viennent jusqu'à nous!





samedi 19 janvier 2013

D’un samedi à l’autre



Notre première semaine ici, à St. Petersburg, avait été exténuante! Samedi dernier, je réclamais un peu de repos!
  
La deuxième semaine a été plus divertissante et pour le moins variée! Excursion au parc du Fort De Soto, jardinage intensif, visite au marché italien Mazzaro, magasinage, activités physiques : vélo, natation, marche, sans compter les habituelles déclinaisons de dom-dom (un raccourci commode pour la vie domestique) : popote, lessive, ménage et … bizounage d’installation!

Tout d’abord, chaque jour commence par une sorte de routine. Pauline salue le lever du soleil en faisant ses exercices au bord du bayou. De mon côté, la journée démarre avec  la promenade des chiens, ce qui me permet de marcher moi aussi, en général sur la Pinella trail, cette belle piste qui passe juste devant notre parc. Au retour, je saute dans la piscine pour une bonne demi-heure de natation –c’est-à-dire par temps chaud, évidemment! Ensuite, on est prêtes pour accueillir ce que la journée nous réserve!


Lundi. Il y a deux ans, j’ai découvert le parc du Fort de Soto : c’est l’un des trésors de la côte ouest! Nous étions à la recherche d’un lieu paisible, naturel, sympathique, après deux semaines à rouler sur les routes de l’Est des États-Unis. Mis à part là où nous séjournons présentement, pour la troisième année, le parc du Fort de Soto me semble l’endroit le plus intéressant dans cette région-ci de la Floride.

D’abord c’est un parc, c'est-à-dire un endroit protégé et bien entretenu. Un parc immense, où se trouvent un (ancien) fort militaire, qui donne son nom au parc, un terrain de camping, une piste cyclable, un long sentier pédestre, des kilomètres de boisés naturels et des plages extraordinaires, couvertes de beau sable blanc et propre. Ces kilomètres de plages sont bordés de grands espaces gazonnés, plantés d’arbres géants qui font de l’ombre sur les tables, où l’on s’installe avec ses chaises et son pique-nique. On  y accède à partir de grands stationnements, propres, bien aménagés, ce qui rend d’autant plus facile le transport de nos effets personnels entre l’auto jusqu’à l’endroit où l’on choisit de s’installer. Un beau jour de semaine, comme ce lundi, il y a bien peu de gens dans les parages!

L’an dernier, nous avions visité le parc avec Jean et Maryse; après le lunch, nous avions joué aux dominos. Cette fois, nous avons savouré la belle journée et le temps chaud tranquillement étendues sur nos chaises longues, avec chacune un bon livre, les chiens couchées paresseusement à nos pieds. Les heures ont filé sans qu’on les voie! 








Mardi. Nos passe-temps favoris ne restent jamais longtemps derrière : à peine arrivées ici, nous avons repéré un centre jardin pour renouveler notre boîte à fleurs et se procurer des fines herbes fraîches. Persil, basilic, thym, menthe, estragon, coriandre : on est bien équipées! 

La boîte à fleurs que nous avons commencée l’an dernier a bien progressé. L’hibiscus fleurit,  le palmier a poussé. Cette année, j’y ai ajouté un couvre-sol jaune et quelques pensées, pour plus de vivacité.







Mercredi. Petite journée tranquille, à la maison. Une corvée : le shampoing de Mollie et de Zappa, le matin; lecture en après-midi. Comme toujours, je lis plusieurs choses à la fois : deux livres de chevet, selon l’humeur, (Que viennent les étoiles de Benoît Lacroix et Les Années, de Annie Erneaux), un roman policier  pour se changer les idées (La rivière noire, de Arnaldur Indridason), un ouvrage dont je dois faire un compte-rendu d’ici la fin de janvier (Mots de désordre, de Marie-Andrée Bergeron) et une grosse brique, un hénaurme roman de Victor-Lévy Beaulieu, La grande tribu.

Mais le livre qui me passionne le plus ces jours-ci s’intitule The Paris Wife, un roman de Paula McLain qui raconte la merveilleuse histoire d’amour entre Ernest Hemingway, au début de la vingtaine, et Hadley Richardson, une Américaine sudiste qu’il épouse et qui le suit en Europe. Ce sont les tout débuts de la carrière professionnelle de celui qui deviendra l’un des plus grands écrivains américains. À Paris, le jeune couple fréquente des gens comme Ezra Pound, Gertrude Stein et Alice Toklas et d’autres. Pasionnant!




Jeudi. Pluie et temps frisquet! Au marché italien Mazzaro de St. Petersburg, on s’offre un petit lunch et des cappuccinos réconfortants! Sur la route du retour, quelques courses pour se procurer le nécessaire afin d'installer les deux lampes que nos voisins et amis, Mac et Jay, nous ont gentiment offertes. Originales, ces lampes sont une invention de Mac qui les fabrique lui-même. Elles donnent un air de fête et une belle lumière à notre site la nuit.












 













Vendredi.  Un peu de dom-dom. Quand on partage un endroit assez restreint avec deux chiens, dont l’une perd son poil abondamment, on doit répéter souvent les gestes du ménage! La lessive, elle, se fait au lavoir (allo, la valse des pièces de 25 cents!) – c’est une occasion de rencontrer d’autres femmes, d’échanger sur ce qui se passe ailleurs dans le parc, de se connecter à la communauté. 

Puis, moment joyeux : la popote! Cette fois, je fais une recette (du New York Times) que j’ai mise en ligne il y a quelques jours, le gratin sicilien de chou-fleur. Je l’ai personnalisé un peu en ajoutant d’échalote française, du bok choy et des minis champignons portobellos ! Un délice!





Pendant ce temps, Pauline s’affaire et bizoune, comme dirait Charles-O. Cette fois, elle travaille sur une planche de plexiglas qu’il lui faut découper pour l’installer et ainsi bloquer l’air dans la porte moustiquaire de la Maxie Caracole.  Le temps frisquet d’aujourd’hui nous oblige à sortir molletons et chandails et à fermer un peu portes et fenêtres! Une autre invention de la belle Po -- on n'arrête pas le progrès!




Ce matin, il fait un peu plus chaud. On verra ce que le week-end nous réserve!
Sur ce, bon samedi!


vendredi 18 janvier 2013

Brrrrrrrrrrrrrr!

Vague de froid au sud comme au nord : il fait 9 degrés ce matin! Frisquet pour la marche avec les chiens! Du coup, Mollie est un peu décontenancée!

Mais, comme dit ma voisine, on ne s'ennuie pas de la neige! Et surtout, on sait qu'il n'y en aura pas!!! Mais on compatit quand même avec tous les nordiques (avec une minuscule, s'entend)! Et tant mieux si vous aimez ça!






Bon vendredi! Surtout si c'est un genre TGIF -- (dieu merci, c'est vendredi!) :)

jeudi 17 janvier 2013

Deux guerres

Les échos de deux guerres parviennent jusqu’ici et troublent un peu la quiétude de ce début d’hiver floridien. Une guerre de chiffres, où les universités sont le champ de bataille, et une autre, avec des fusils, au Mali, en Afrique.
 Pourtant, on ne parle pas ou peu de ces deux guerres-là dans les médias ici, et elles n’ont aucun écho dans les conversations quotidiennes alentour. Les nouvelles arrivent, grâce à Internet et Radio-Canada, et ravivent mes préoccupations.  
Je m’inquiète pour le Mali, pour le Sahara, pour cette Afrique que je connais puisque j’y ai séjourné dans une vie antérieure. Et je m’étonne que cette guerre-là n’émeuve à peu près personne, même si la France débarque avec ses soldats, le Canada «prête» un avion de transport de troupes pour une semaine (le ridicule ne tue pas, dit-on), d’autres pays occidentaux songent à intervenir. Effroi. J’en parlerai une autre fois.
L’autre guerre se déroule plus près de nous, sur le front des universités, et les armes sont pour l’instant des chiffres incompréhensibles, ce qui étourdit tout le monde. Nous voici en face d’arguments qui se polarisent : sous-financement d’un côté, mauvaise gouvernance de l’autre. Mais ce qui est en jeu, dans tout cela, c’est rien de moins que l’importance qu’on donne à l’enseignement supérieur au Québec, la possibilité pour un plus grand nombre de nos enfants d’accéder aux études universitaires et la nécessité que les programmes offerts répondent aux besoins. Notre avenir, en somme!
Si on se contente d’aligner des colonnes de millions et de milliards de dollars, on risque de perdre de vue le plus important, c’est-à-dire la façon dont nos institutions universitaires répondent à un très large éventail d’exigences en matière d’enseignement supérieur. L’objectif est large : fournir une formation fondamentale essentielle, basée sur l’acquisition de connaissances  ET la formation d’un esprit critique, acquérir des compétences professionnelles utiles au travail, veiller au développement de disciplines anciennes et nouvelles, assurer des passerelles entre la recherche et l’enseignement. On a beau dire qu’on se prépare à un Sommet sur l’enseignement supérieur, ce n’est pas de ça qu’on parle!
Tout cela est parti d’une affaire de droits de scolarité. Le printemps érable a réveillé des élans revendicateurs (certains diraient révolutionnaires) qu’on croyait endormis depuis le printemps 68. Les carrés rouges nous ont fait rêver à des lendemains meilleurs. Mais depuis, on s’enlise dans des querelles de clans, les étudiants d’un côté, les recteurs de l’autre, les uns et les autres appuyant leurs déclarations (devant micros) sur des données que personne ne comprend.
Qui a raison, qui a tort? On finit par réclamer une médiation, l’intervention d’un arbitre «neutre» (voir l’édito du Devoir d’aujourd’hui : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/368531/creer-la-confiance_ , le vérificateur général ou un autre, qui pourrait trancher et nous dire … quoi? Quoi, au juste? Le Québec en met trop peu dans la cagnotte de l’enseignement supérieur ? Ou au contraire, on en met assez mais on l’utilise mal?  Les universités sont bien gérées? Ou alors, il y pourrait y avoir un meilleur équilibre des finances? Et que fera-t-on de cet avis du médiateur, VG ou autre?
Il y a une dizaine d’années, tout le monde s’entendait sur un point : les universités québécoises reçoivent moins que les autres universités, au Canada, toutes données comparées. Le gouvernement se désistait subitement, on modifiait les modalités de transfert, bref, on changeait les formules établies dans le but d’économiser, bien sûr. Les universités ont  vécu et survécu tant bien que mal malgré cette carence de financement pendant de nombreuses années, au point de s’y habituer et de développer toutes sortes de façons, certaines assez astucieuses du reste, d’en éviter les effets néfastes.
 Puis, la mode de la gouvernance a tout balayé : fallait renouveler les conseils d’administration, en diminuer la taille et y faire entrer des experts externes – autant dire, éliminer les membres de l’interne – et doter l’institution universitaire de mécanismes de gouvernance calqués sur ceux de l’entreprise privée. Aberration, avons-nous répliqué! Au bout du compte, on a évité le pire, disons. Cette mode est en train de s’effacer d’elle-même.
Nous voilà maintenant sur le terrain des finances. Ça tombe mal : on parle de fonds publics! Du coup, tout le monde et son frère ou sa sœur se croit doté de compétences en matière de gestion universitaire! Des déficits? Prouvez-nous-les! Sous-financement? Vos études sont peu crédibles! Mauvaise gestion! Que le VG regarde tout ça et s’il nous démontre qu’il manque des fonds, ON verra comment on peut régler ça! Un peu comme si tout le monde savait mieux gérer les universités que les universitaires eux-mêmes!
Non, mais on rêve, ma foi! Qui aurait cru que ce malheureux épisode de l’ilot Voyageur nous hanterait autant et si longtemps! Ce vilain canard boiteux a semé la gangrène chez ses voisin-e-s et voilà qu’à présent tout le monde est soupçonné de malversations. La guerre n’est pas finie, je crois bien qu’on en a pour un bon moment …

Pourquoi ce long édito? Comprenez qu’il me soit difficile de rester insensible quand la troisième  des rencontres préparatoires au Sommet sur l’éducation supérieure s’ouvre aujourd’hui même à Sherbrooke, siège de mon université. Sans compter que j’ai siégé pendant huit ans au conseil d’administration de l’U de S! Ça laisse des traces, voyez-vous!

P.S. Rassurez-vous : la chronique de notre petite vie quotidienne ici, avec photos à l'appui, sera de retour bientôt...

samedi 12 janvier 2013

Samedi = repos!

Ça peut sembler curieux de se donner une journée de congé après une semaine en Floride ... qu'à cela ne tienne, il en est ainsi! Aujourd'hui, samedi, sera un jour de repos, qu'il soit ou non « bien mérité », comme dit l'expression.

Depuis notre arrivée, nous avons studieusement procédé à notre installation pour la saison. Semblables à des fourmis laborieuses, nous avons fait tout ce qu'il fallait, tant et si bien qu'hier, la liste des gogosseries à acheter et installer -- boulon, vis, rondelles et autres bricoles dont regorgent les Home Depot de ce monde -- était épuisée! Nous aussi, du reste, on est un peu épuisées!

Lessives faites, maison propre, on s'arrête! Surdose de domesticité : on connaît le remède. La journée sera consacrée à un bain de culture, destiné à nourrir l'âme et l'esprit. Au moment d'écrire ces lignes au réveil, je rêve de quelques heures de lecture à l'ombre dans la chaise longue, de cinéma, de musique ... et quoi d'autre? Un temps pour le t'ai chi, aussi, cette méditation du corps en mouvement. La visite au musée, ce sera pour la semaine prochaine et l'excursion au parc est reportée elle aussi! First things first, comme disent les Chinois!

Ça peut sembler curieux, mais c'est très fatigant de partir se reposer au sud! D'abord les préparatifs, qui n'en finissent plus, ensuite le voyage, bien agréable, certes, mais qui comporte sa part de stress et de dépenses d'énergie et finalement, l'arrivée et l'installation. Résultat : on court comme des dingues depuis le début de cette année : 12 jours à s'essouffler, il est temps de ralentir et de respirer!

Et d'honorer ses résolutions du Nouvel An! Ah oui, les résolutions! On s'en reparle, d'accord?

En attendant, je sors faire marcher Zappa et Mollie (et moi-même par la même occasion!) au bord du bayou  -- la ballade du matin n'attend pas, voyez-vous!

Bon samedi!

vendredi 11 janvier 2013

Home, sweet home!

This place is starting to feel like home, sweet home again! Getting installed requires a lot of small gestures : unpacking, placing, installing, fixing, taking things out of the Wallie Watt (this is the storage «shed» in which we leave things while we're gone).

We've been here one full week already and we are now feeling that the installation process is more or less completed! And, no, we do NOT want to think about when we will have to undo everything and pack it again, that is when we leave in April ...

Meanwhile, a new addition to our set-up this year is a brand-new BBQ -- a sort of birthday gift for Pauline (...hum!), that she had lots of fun unpacking and assembling herself! It works wonders, she says and adds an additional level to our comfort, since we mainly cook on this appliance, here.




Parlant de confort, même l'appareil à capucino est rendu ici!


Une semaine après notre arrivée, on commence à se sentir comme chez soi, ici! Il est à peu près temps : s'installer prend une bonne semaine et requiert un million de petits gestes pour sortir les choses de leur emballage ou de la petite remise où elles sont entreposées pendant notre absence (le Wallie Watt), les monter, les installer, les remettre à leur place,

Toujours est-il que la situation est pas mal sous contrôle, maintenant. On y a consacré la semaine, rien de moins! Et NON, on ne veut pas penser au moment où il faudra tout défaire, ranger, remiser, entreposer ... avant de partir d'ici en avril!

Entretemps, une nouveauté s'est ajoutée dans notre décor, sorte de cadeau d'anniversaire pour Pauline (qui l'eût cru?) : un beau BBQ tout neuf, qui augmente d'un cran notre niveau de confort (déjà passablement élevé, faut dire). On l'utilise plusieurs fois par jour puisqu'on cuisine dehors ici, la plupart du temps.

Et c'est le retour (enfin!) à la popote végétarienne ... comme chez nous!

mercredi 9 janvier 2013

Bon anniversaire, Pauline!

On l'avait fêtée avant de partir, bien entendu. En même temps que Jules -- gâteau conjoint, chacun son cadeau, beau souper chez Charles-O et Marie-Claude l'avant-veille du départ.

Mais fallait bien remettre ça, surtout le jour même! Aujourd'hui donc, c'était la journée de Pauline!

Pour ouvrir le bal, une déferlantes de messages sur Facebook, ça fait chaud au coeur! Ensuite, lunch à la brasserie Cassis, au centre-ville de St. Petersburg. Cette première sortie propre dans un de nos restos préférés en ville est un peu devenue une sorte de pélerinage pour nous. Alors, on a bissé ça et trinqué à la santé de Po!

Et pour finir, de retour au parc, on a ouvert une bouteille de petites bulles pour trinquer avec notre amie Jay.

Alors voici en image quelques souvenirs de ces bons moments!

(Problème résolu ! Solution : changer de fureteur ... vive Firefox!)


Un petit Chardonnay pour trinquer!


Pauline et Jay