Temps frisquet, ce matin, par ici!
N'empêche : on sort le molleton et le petit bonnet et on part marcher!
Mollie est contente!
Journal quotidien ou presque d’une saison passée dans nos quartiers d’hiver floridiens, à bord de la Maxie Caracole, ce véritable condo sur roues qui nous amène loin de la froidure québécoise jusque sous des cieux plus cléments. Cette chronique est destinée à ponctuer les quatre premiers mois de 2013, qui se passeront au bord du golfe du Mexique, à St. Petersburg, sur une petite péninsule rattachée à la côté ouest de la Floride.
vendredi 1 février 2013
mercredi 30 janvier 2013
Un livre, un film : quatre femmes
Une des choses que je me suis promis de faire cet hiver est une sorte de rattrapage culturel : voir des films, lire des livres, visiter des musées et des galeries. En un mot, découvrir des oeuvres et les savourer pleinement, comme je n'ai jamais vraiment le temps de le faire.
Promesse faite, promesse tenue! Ça commence bien : je viens de terminer un roman absolument fabuleux et de voir un film tout aussi extraordinaire.
J'ai découvert le roman par hasard, en passant vite dans le rayon des livres du Costco de Clearwater, près d'ici. Et le titre a attiré mon attention, j'ignore pourquoi. En quatrième de couverture, j'ai été conquise. Non pas parce que ce roman publié en 2012 a déjà remporté plein de prix prestigieux, non pas non plus parce qu'il portait le collant : Buyer's Pick / Costco -- ce serait plutôt le contraire, disons -- mais plutôt à cause du sujet.
Ce récit raconte la première grande histoire d'amour de l'écrivain américain Ernest Hemingway avec Hadley Richardson, une Américaine du Sud, qu'il rencontre à Chicago au début des années 1920. Il s'épousent et partent vivre à Paris, là où les choses importantes se passent, au plan de la vie littéraire et culturelle s'entend. Ils y fréquentent des gens qui laisseront aussi leur nom à l'histoire : Gertrude Stein et Alice Toklas, Ezra Pound, Scott Fitzgerald et d'autres.
C'est un grand roman d'amour. Écrit superbement, en plus! J'imagine qu'il sera sans doute traduit en France d'ici quelques années, ce qui risque d'atténuer un peu les reflets chatoyants de la langue américaine, telle que la maîtrise parfaitement l'auteure Paula McLain.
J'ai aimé voir se dérouler l'écheveau de la vie d'une femme indépendante ET amoureuse, qui échappe à l'enfermement du Sud américain où elle est née et qui cherche à faire sa vie avec l'homme qu'elle aime. Lui n'est pas encore devenu le géant mythique qui poursuivra sa vie à Key West, pas loin d'ici, mais plutôt le jeune écrivain hésitant, qui cherche conseil auprès d'autres écrivain-e-s un peu plus expérimenté-e-s que lui. On sent la sève qui bouillonne dans ces deux personnages -- elle, qui ne demande qu'à s'émanciper et à s'épanouir, lui, qu'obsède l'urgence d'écrire et d'accoucher de son oeuvre. Fascinant.
C'est une belle et grande histoire d'amour, bien racontée. Et qui finit mal, c'est entendu. On sait à présent que Hemingway a eu plusieurs épouses et amoureuses; Tatie, the Paris Wife, était la première. Ils ont eu ensemble un fils, qu'elle a élevé seule en grande partie et que son père adorait à distance. Avant l'inéluctable séparation, après cinq années de bonheur et de grand amour, Ernest et Hadley se promènent un peu partout en Europe : à Antibes et ailleurs sur la côte d'Azur, en Suisse où ils vont faire du ski, en Espagne, où Ernest est faciné par les corridas de Pamplona et de Madrid, et aux États-Unis aussi, où ils se rendent en paquebot transatlantique, évidemment!
À elle seule, cette petite phrase, tirée de la 4e de couverture, dit l'essentiel :
A breathbreaking portrayal of love and torn loyalty. The Paris Wife is all the more poignant because we know that, in the end, Hemingway wrote that he would rather have died than fallen in love with anoyone but Hadley.
Après cette excursion à Chicago et à Paris dans les années 1920, j'enchaîne avec un film remarquable, qui se déroule en trois lieux différents et à trois époques : en Angleterre en 1923 et en 1941, à Los Angeles dans les années 1950 et à New York en 2001.
Trois actrices merveilleuses : Meryl Streep, Julianne Moore, Nicole Kidman. The Hours, du réalisateur Stephen Daldry (2002), est basé sur le roman de Michael Cunnigham et présente en parallèle la vie de trois femmes, que rattache de manière fort ingénieuse le personnage fictif de Mrs Dalloway, l'héroine du roman de Virginia Wolfe.
Le film parle de vie et de mort, d'amour et de souffrance, de la douleur de vivre et de la difficulté d'échapper au destin. D'homosexualité, aussi, mais de manière sous-terraine et indirecte, je dirais.
L'une de ces femmes est précisément l'écrivaine anglaise Virginia Wolfe, présentée ici dans toute la souffrance et l'enfermement qui ont mené à son suicide. L'autre est une ménagère américaine des années 1950, qui étouffe dans sa maison familiale cossue, dans une banlieue qui ressemble à toutes les banlieues nord-américaines, sauf qu'il y a des palmiers sur sa rue à elle. La troisième est une éditrice célèbre qui mène une vie agitée à New York, en 2001, qui habite un appartement splendide qu'elle partage avec sa compagne et sa fille, et dont l'existence tourne autour d'un homme, poète maudit et homosexuel, qui se meurt du sida et qui se suicidera sous ses yeux à elle.
Montage parallèle superbe. Images d'une beauté inouie, qui rendent tellement bien le climat étouffant de Richmond, cette banlieue de Londres dont Virginia Wolfe veut s'échapper, de l'autre banlieue de Los Angeles, dont Laura Brown cherche à s'échapper et de l'appartement où vit Richard, l'écrivain sidéen qui prend toute la place dans la vie de l'éditrice Clarissa Vaughan, et dont il réussit à s'échapper, en mettant fin à ses jours.
Si vous avez vu le film, vous savez comment Mrs Dalloway les rattache toutes les trois, d'une manière habile, dans cet excellent récit de fiction. Vous savez aussi que ces trois femmes sont prisonnières de l'étau des conventions, de leur époque, et chacune à sa façon, du carcan de l'hétérosexualité. Mais elles sont aussi habitées par l'amour, déchirées par la souffrance, attachées à leurs enfants et à leurs proches. La première meurt, Virginia Wolfe, on le savait d'avance; la deuxième survivra, contre toute attente; et la fin du film laisse croire que la troisième choisit la vie, elle aussi .
À voir et à lire, quand ces femmes croiseront votre route!
Promesse faite, promesse tenue! Ça commence bien : je viens de terminer un roman absolument fabuleux et de voir un film tout aussi extraordinaire.
J'ai découvert le roman par hasard, en passant vite dans le rayon des livres du Costco de Clearwater, près d'ici. Et le titre a attiré mon attention, j'ignore pourquoi. En quatrième de couverture, j'ai été conquise. Non pas parce que ce roman publié en 2012 a déjà remporté plein de prix prestigieux, non pas non plus parce qu'il portait le collant : Buyer's Pick / Costco -- ce serait plutôt le contraire, disons -- mais plutôt à cause du sujet.
Ce récit raconte la première grande histoire d'amour de l'écrivain américain Ernest Hemingway avec Hadley Richardson, une Américaine du Sud, qu'il rencontre à Chicago au début des années 1920. Il s'épousent et partent vivre à Paris, là où les choses importantes se passent, au plan de la vie littéraire et culturelle s'entend. Ils y fréquentent des gens qui laisseront aussi leur nom à l'histoire : Gertrude Stein et Alice Toklas, Ezra Pound, Scott Fitzgerald et d'autres.
C'est un grand roman d'amour. Écrit superbement, en plus! J'imagine qu'il sera sans doute traduit en France d'ici quelques années, ce qui risque d'atténuer un peu les reflets chatoyants de la langue américaine, telle que la maîtrise parfaitement l'auteure Paula McLain.
J'ai aimé voir se dérouler l'écheveau de la vie d'une femme indépendante ET amoureuse, qui échappe à l'enfermement du Sud américain où elle est née et qui cherche à faire sa vie avec l'homme qu'elle aime. Lui n'est pas encore devenu le géant mythique qui poursuivra sa vie à Key West, pas loin d'ici, mais plutôt le jeune écrivain hésitant, qui cherche conseil auprès d'autres écrivain-e-s un peu plus expérimenté-e-s que lui. On sent la sève qui bouillonne dans ces deux personnages -- elle, qui ne demande qu'à s'émanciper et à s'épanouir, lui, qu'obsède l'urgence d'écrire et d'accoucher de son oeuvre. Fascinant.
C'est une belle et grande histoire d'amour, bien racontée. Et qui finit mal, c'est entendu. On sait à présent que Hemingway a eu plusieurs épouses et amoureuses; Tatie, the Paris Wife, était la première. Ils ont eu ensemble un fils, qu'elle a élevé seule en grande partie et que son père adorait à distance. Avant l'inéluctable séparation, après cinq années de bonheur et de grand amour, Ernest et Hadley se promènent un peu partout en Europe : à Antibes et ailleurs sur la côte d'Azur, en Suisse où ils vont faire du ski, en Espagne, où Ernest est faciné par les corridas de Pamplona et de Madrid, et aux États-Unis aussi, où ils se rendent en paquebot transatlantique, évidemment!
À elle seule, cette petite phrase, tirée de la 4e de couverture, dit l'essentiel :
A breathbreaking portrayal of love and torn loyalty. The Paris Wife is all the more poignant because we know that, in the end, Hemingway wrote that he would rather have died than fallen in love with anoyone but Hadley.
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| The Paris Wife, Paula McLain, Ballantyne Books (NY), 2012, 327p. |
Après cette excursion à Chicago et à Paris dans les années 1920, j'enchaîne avec un film remarquable, qui se déroule en trois lieux différents et à trois époques : en Angleterre en 1923 et en 1941, à Los Angeles dans les années 1950 et à New York en 2001.
Trois actrices merveilleuses : Meryl Streep, Julianne Moore, Nicole Kidman. The Hours, du réalisateur Stephen Daldry (2002), est basé sur le roman de Michael Cunnigham et présente en parallèle la vie de trois femmes, que rattache de manière fort ingénieuse le personnage fictif de Mrs Dalloway, l'héroine du roman de Virginia Wolfe.
Le film parle de vie et de mort, d'amour et de souffrance, de la douleur de vivre et de la difficulté d'échapper au destin. D'homosexualité, aussi, mais de manière sous-terraine et indirecte, je dirais.
L'une de ces femmes est précisément l'écrivaine anglaise Virginia Wolfe, présentée ici dans toute la souffrance et l'enfermement qui ont mené à son suicide. L'autre est une ménagère américaine des années 1950, qui étouffe dans sa maison familiale cossue, dans une banlieue qui ressemble à toutes les banlieues nord-américaines, sauf qu'il y a des palmiers sur sa rue à elle. La troisième est une éditrice célèbre qui mène une vie agitée à New York, en 2001, qui habite un appartement splendide qu'elle partage avec sa compagne et sa fille, et dont l'existence tourne autour d'un homme, poète maudit et homosexuel, qui se meurt du sida et qui se suicidera sous ses yeux à elle.
Montage parallèle superbe. Images d'une beauté inouie, qui rendent tellement bien le climat étouffant de Richmond, cette banlieue de Londres dont Virginia Wolfe veut s'échapper, de l'autre banlieue de Los Angeles, dont Laura Brown cherche à s'échapper et de l'appartement où vit Richard, l'écrivain sidéen qui prend toute la place dans la vie de l'éditrice Clarissa Vaughan, et dont il réussit à s'échapper, en mettant fin à ses jours.
Si vous avez vu le film, vous savez comment Mrs Dalloway les rattache toutes les trois, d'une manière habile, dans cet excellent récit de fiction. Vous savez aussi que ces trois femmes sont prisonnières de l'étau des conventions, de leur époque, et chacune à sa façon, du carcan de l'hétérosexualité. Mais elles sont aussi habitées par l'amour, déchirées par la souffrance, attachées à leurs enfants et à leurs proches. La première meurt, Virginia Wolfe, on le savait d'avance; la deuxième survivra, contre toute attente; et la fin du film laisse croire que la troisième choisit la vie, elle aussi .
À voir et à lire, quand ces femmes croiseront votre route!
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| Virginia Wofe, 1882-1941 |
mardi 29 janvier 2013
L'artiste
Y'en a qui vont à la plage, y'en a d'autres qui préfèrent s'étendre à l'ombre et lire. Ou regarder un film, sur le iPad -- luxe suprême!*
À chacun, chacune, son passe-temps favori. Pauline, elle, sculpte le bois. Son projet actuel : un couple de cardinaux, le mâle et la femelle, qui en sont encore aux premières étapes. Un projet qu'elle poursuit conjointement à distance avec l'amie Christina (merci, Skype!)
Voici l'objet au départ :
À petits coups, patiemment répétés, la forme de l'oiseau émerge peu à peu du bloc de bois. D'abord la queue, puis le contour de la tête, la rondeur du ventre, les ailes; chaque partie du corps, soigneusement milimétrée, se dégage et apparaît tout à coup.
Une sorte de miracle, un travail de moniale, qui captive l'artiste et la rend heureuse.
À l'ombre, sous la tonnelle, les outils de sculpture : manuel, règle, patron, café, eau, tout y est, y compris le iPod ... pour la musique (cadeau fort apprécié, dit-elle!)
En kébécois, on appelle ça « gosser l'oiseau » : gosse, gossons, gossez!
* La prochaine fois, je vous parle de deux oeuvres, un livre et un film, que je viens de savourer!
À chacun, chacune, son passe-temps favori. Pauline, elle, sculpte le bois. Son projet actuel : un couple de cardinaux, le mâle et la femelle, qui en sont encore aux premières étapes. Un projet qu'elle poursuit conjointement à distance avec l'amie Christina (merci, Skype!)
Voici l'objet au départ :
À petits coups, patiemment répétés, la forme de l'oiseau émerge peu à peu du bloc de bois. D'abord la queue, puis le contour de la tête, la rondeur du ventre, les ailes; chaque partie du corps, soigneusement milimétrée, se dégage et apparaît tout à coup.
Une sorte de miracle, un travail de moniale, qui captive l'artiste et la rend heureuse.
À l'ombre, sous la tonnelle, les outils de sculpture : manuel, règle, patron, café, eau, tout y est, y compris le iPod ... pour la musique (cadeau fort apprécié, dit-elle!)
En kébécois, on appelle ça « gosser l'oiseau » : gosse, gossons, gossez!
* La prochaine fois, je vous parle de deux oeuvres, un livre et un film, que je viens de savourer!
dimanche 27 janvier 2013
Un bel anniversaire! Happy anniversary!
Quarante-cinq ans de mariage, c'est tout un bail! Quarante-cinq ans de constance, d'appui mutuel, de solidarité et de bonheur! Et ça continue ... Y'a certainement de quoi fêter! C'est ce qu'on a fait ce soir dans un chouette resto italien près d'ici, la Villa Gallace, avec nos amis Mac et Jay, nos voisins et amis. Bon vin, bonne bouffe!
Forty-five years of happy married life and still counting : that is worth celebrating, no!
Mac and Jay, our friends and neighbours, are a wonderful couple. They do many things together, including ride their Harley Davidson, plant herbs and flowers, cook, shop, travel; they spend their winters in Florida, summers at home in Ohio.
So we had a nice meal in a fine Italian restaurant, Villa Gallace, not far from where we live. And on our way out, there was a gorgeous full moon up in the sky! Like magic!
Forty-five years of happy married life and still counting : that is worth celebrating, no!
Mac and Jay, our friends and neighbours, are a wonderful couple. They do many things together, including ride their Harley Davidson, plant herbs and flowers, cook, shop, travel; they spend their winters in Florida, summers at home in Ohio.
So we had a nice meal in a fine Italian restaurant, Villa Gallace, not far from where we live. And on our way out, there was a gorgeous full moon up in the sky! Like magic!
samedi 26 janvier 2013
Lutte idéologique
Pendant qu'au Québec, on débat du sort des Érics et Lolas de ce monde, une manchette du journal de ce matin fait frissonner -- voici la version en français, tirée du Huffington Post :
Cathrynn Brown, élue républicaine du Nouveau-Mexique, souhaite criminaliser l'avortement après viol pour "destruction de preuves"
Cathrynn Brown, élue républicaine du Nouveau-Mexique, souhaite criminaliser l'avortement après viol pour "destruction de preuves"
Le lien, si ça vous intéresse :
Ahurissant!!!
La lutte idéologique entre les conservateurs (lire : la droite) et les libéraux (c'est ainsi que s'appelle la gauche aux États-Unis) américains fait rage. Pas une journée sans qu'une déclaration fracassante ne vienne relancer la polémique, en général sur une question fondamentale : les droits de la personne, les protections constitutionnelles, l'avortement, la famille ou autre. Sur les réseaux sociaux, les affirmations les plus aberrantes circulent tous les jours, qui blâment le président Obama et les Démocrates pour le moindre geste, la moindre décision. Très peu de réplique pourtant ... sont bien tolérants, les démocrates!
Pour se rassurer, on peut se dire que l'intention de cette élue républication n'a aucune chance d'aboutir, pour l'instant, l'assemblée du Nouveau-Mexique étant majoritairement démocrate. Mais on peut se demander ce qui arriverait, si les Républicains étaient majoritaires!
vendredi 25 janvier 2013
Fleurs de janvier / January Blossom
This morning, it is freezing up there, back home, but here, my hisbiscus is in bloom! Got to catch the sight of this beautiful flower before it dies : it will last only one day. That's a sort of lesson for living, isn't it?
Ce matin, l'hibiscus est en fleur! Une magnifique éclosion d'un beau rouge vif, qui pourrait s'appeler éphémère puisqu'elle ne dure qu'une journée. Faut en profiter quand elle passe, c'est quasiment une leçon de vie!
Fleur de janvier, qui réconforte un peu de la froidure dont on entend les échos jusqu'ici! Chez nous, il fait -20 (en dessous de zéro), ici, il fait 20 au-dessus. On compatit ...
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| Hibiscus flower, next to pansies and lobelias |
Ce matin, l'hibiscus est en fleur! Une magnifique éclosion d'un beau rouge vif, qui pourrait s'appeler éphémère puisqu'elle ne dure qu'une journée. Faut en profiter quand elle passe, c'est quasiment une leçon de vie!
Fleur de janvier, qui réconforte un peu de la froidure dont on entend les échos jusqu'ici! Chez nous, il fait -20 (en dessous de zéro), ici, il fait 20 au-dessus. On compatit ...
jeudi 24 janvier 2013
Bon anniversaire, Jules!
24 janvier : Jules a 10 ans aujourd'hui!
L'aîné de nos petits-enfants est né en plein hiver, mais il faisait moins froid qu'aujourd'hui, au Québec, en 2003, si mon souvenir est bon.
Vendredi, 24 janvier 2003 - Cette journée reste gravée dans ma mémoire, c'est certain!
Pour plus d'une raison, du reste.
Ce matin-là, j'étais partie tôt de la campagne pour me rendre à Montréal. La journée avait déjà toute son importance : nous allions présenter à la ministre des Communications, Diane Lemieux, le rapport final du Comité conseil sur l'information que je présidais et dont Charles-O, le papa de Jules, était le secrétaire.
La rencontre était prévue à 10 heures du matin. En arrivant dans nos petits bureaux de la rue St-Laurent, dans le Vieux Montréal, un message m'attendait dans la boîte téléphonique : Charles-O n'y serait pas puisque les contractions avaient commencé et qu'il était rendu à l'hôpital avec Marie-Claude!
Je me suis donc débrouillée toute seule pour les derniers préparatifs et me suis présentée à l'heure prévue au bureau de la ministre, que je connaissais personnellement depuis longtemps, faut dire. En entrant, je lui ai tendu le volumineux rapport dans son emballage cartonné bleu en lui disant que cette journée allait sans doute marquer l'un des plus importants moments de ma vie! Non pas à cause du rapport ... mais plutôt parce que mon premier petit enfant était en train de voir le jour en ce moment même! Et nous avons parlé de cette naissance et de son importance un bon moment ... avant de parler du rapport!
J'ai traversé le reste de la journée comme dans un nuage : conférence de presse, entrevues, rencontres. Je me souviens avoir vécu ces moments-là dans un état second. Bien entendu, ce rapport avait beaucoup d'importance pour moi : il représentait plusieurs mois de travail intense et marquait l'aboutissement d'une démarche de réflexion et de consultation dans laquelle je m'étais profondément impliquée, assistée par mon fils, alors avocat, qui avait accepté d'agir à titre de secrétaire du Comité conseil. Mais il avait la tête ailleurs, ce matin-là, le Charles-O! Et moi aussi!
Le rapport a fait de vieux os, comme dit l'expression. C'est une toute autre histoire, dont je reparlerai un jour.
Quant à Jules, il est né à la fin de la journée : beau bébé, bien en santé -- désolée, j'oublie les sempiternelles données (taille et poids). En 10 ans, il est devenu un beau petit bonhomme adorable, qui grandit bien, en âge et en sagesse et qui sait déjà pas mal de choses!
Jules est l'aîné de 4 enfants : ses soeurs et son frère le suivent, pratiquement à 2 ans d'intervalle chacun. Il sait depuis un petit moment que l'aîné ouvre le chemin pour les autres et doit donner l'exemple! L'aîné apprend vite qu'il doit partager, aider les petit-e-s et se rendre utile!
Jules est un garçon très intelligent, sensible, affectueux et généreux. Il est aussi très responsable et attentif aux autres. Il s’intéresse à beaucoup de choses : le hockey, les ordinateurs, les découvertes scientifiques, la magie, la campagne, la mer et quoi encore! Depuis longtemps, il est un lecteur avide et un as des légos, il pratique le ski de fond et depuis l'automne dernier, il collabore au journal de son école à titre de journaliste!
Beaux yeux bleus et talents multiples!
Sa présence nous apporte toujours beaucoup de joie et chaleur! Et on l'adore ...
Bon anniversaire, Jules!
L'aîné de nos petits-enfants est né en plein hiver, mais il faisait moins froid qu'aujourd'hui, au Québec, en 2003, si mon souvenir est bon.
Vendredi, 24 janvier 2003 - Cette journée reste gravée dans ma mémoire, c'est certain!
Pour plus d'une raison, du reste.
Ce matin-là, j'étais partie tôt de la campagne pour me rendre à Montréal. La journée avait déjà toute son importance : nous allions présenter à la ministre des Communications, Diane Lemieux, le rapport final du Comité conseil sur l'information que je présidais et dont Charles-O, le papa de Jules, était le secrétaire.
La rencontre était prévue à 10 heures du matin. En arrivant dans nos petits bureaux de la rue St-Laurent, dans le Vieux Montréal, un message m'attendait dans la boîte téléphonique : Charles-O n'y serait pas puisque les contractions avaient commencé et qu'il était rendu à l'hôpital avec Marie-Claude!
Je me suis donc débrouillée toute seule pour les derniers préparatifs et me suis présentée à l'heure prévue au bureau de la ministre, que je connaissais personnellement depuis longtemps, faut dire. En entrant, je lui ai tendu le volumineux rapport dans son emballage cartonné bleu en lui disant que cette journée allait sans doute marquer l'un des plus importants moments de ma vie! Non pas à cause du rapport ... mais plutôt parce que mon premier petit enfant était en train de voir le jour en ce moment même! Et nous avons parlé de cette naissance et de son importance un bon moment ... avant de parler du rapport!
J'ai traversé le reste de la journée comme dans un nuage : conférence de presse, entrevues, rencontres. Je me souviens avoir vécu ces moments-là dans un état second. Bien entendu, ce rapport avait beaucoup d'importance pour moi : il représentait plusieurs mois de travail intense et marquait l'aboutissement d'une démarche de réflexion et de consultation dans laquelle je m'étais profondément impliquée, assistée par mon fils, alors avocat, qui avait accepté d'agir à titre de secrétaire du Comité conseil. Mais il avait la tête ailleurs, ce matin-là, le Charles-O! Et moi aussi!
Le rapport a fait de vieux os, comme dit l'expression. C'est une toute autre histoire, dont je reparlerai un jour.
Quant à Jules, il est né à la fin de la journée : beau bébé, bien en santé -- désolée, j'oublie les sempiternelles données (taille et poids). En 10 ans, il est devenu un beau petit bonhomme adorable, qui grandit bien, en âge et en sagesse et qui sait déjà pas mal de choses!
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| Jules à 3 mois, avec ses parents! |
Jules est l'aîné de 4 enfants : ses soeurs et son frère le suivent, pratiquement à 2 ans d'intervalle chacun. Il sait depuis un petit moment que l'aîné ouvre le chemin pour les autres et doit donner l'exemple! L'aîné apprend vite qu'il doit partager, aider les petit-e-s et se rendre utile!
Jules est un garçon très intelligent, sensible, affectueux et généreux. Il est aussi très responsable et attentif aux autres. Il s’intéresse à beaucoup de choses : le hockey, les ordinateurs, les découvertes scientifiques, la magie, la campagne, la mer et quoi encore! Depuis longtemps, il est un lecteur avide et un as des légos, il pratique le ski de fond et depuis l'automne dernier, il collabore au journal de son école à titre de journaliste!
Beaux yeux bleus et talents multiples!
Sa présence nous apporte toujours beaucoup de joie et chaleur! Et on l'adore ...
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| Automne 2012 : Julo-patate à ... presque 10 ans! |
Bon anniversaire, Jules!
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