jeudi 24 janvier 2013

Bon anniversaire, Jules!

24 janvier : Jules a 10 ans aujourd'hui!

L'aîné de nos petits-enfants est né en plein hiver, mais il faisait moins froid qu'aujourd'hui, au Québec, en 2003, si mon souvenir est bon.





Vendredi, 24 janvier 2003 - Cette journée reste gravée dans ma mémoire, c'est certain!
Pour plus d'une raison, du reste.

Ce matin-là, j'étais partie tôt de la campagne pour me rendre à Montréal. La journée avait déjà toute son importance : nous allions présenter à la ministre des Communications, Diane Lemieux, le rapport final du Comité conseil sur l'information que je présidais et dont Charles-O, le papa de Jules, était le secrétaire.

La rencontre était prévue à 10 heures du matin. En arrivant dans nos petits bureaux de la rue St-Laurent, dans le Vieux Montréal, un message m'attendait dans la boîte téléphonique : Charles-O n'y serait pas puisque les contractions avaient commencé et qu'il était rendu à l'hôpital avec Marie-Claude!

Je me suis donc débrouillée toute seule pour les derniers préparatifs et me suis présentée à l'heure prévue au bureau de la ministre, que je connaissais personnellement depuis longtemps, faut dire. En entrant, je lui ai tendu le volumineux rapport dans son emballage cartonné bleu en lui disant que cette journée allait sans doute marquer l'un des plus importants moments de ma vie! Non pas à cause du rapport ... mais plutôt parce que mon premier petit enfant était en train de voir le jour en ce moment même! Et nous avons parlé de cette naissance et de son importance un bon moment ... avant de parler du rapport!

J'ai traversé  le reste de la journée comme dans un nuage : conférence de presse, entrevues, rencontres. Je me souviens avoir vécu ces moments-là dans un état second. Bien entendu, ce rapport avait beaucoup d'importance pour moi : il représentait plusieurs mois de travail intense et marquait l'aboutissement d'une démarche de réflexion et de consultation dans laquelle je m'étais profondément impliquée, assistée par mon fils, alors avocat, qui avait accepté d'agir à titre de secrétaire du Comité conseil. Mais il avait la tête ailleurs, ce matin-là, le Charles-O! Et moi aussi!

Le rapport a fait de vieux os, comme dit l'expression. C'est une toute autre histoire, dont je reparlerai un jour.
Quant à Jules, il est né à la fin de la journée : beau bébé, bien en santé -- désolée, j'oublie les sempiternelles données (taille et poids). En 10 ans, il est devenu un beau petit bonhomme adorable, qui grandit bien, en âge et en sagesse et qui sait déjà pas mal de choses!

Jules à 3 mois, avec ses parents!


Jules est l'aîné de 4 enfants : ses soeurs et son frère le suivent, pratiquement à 2 ans d'intervalle chacun. Il sait depuis un petit moment que l'aîné ouvre le chemin pour les autres et doit donner l'exemple! L'aîné apprend vite qu'il doit partager, aider les petit-e-s et se rendre utile!

Jules est un garçon très intelligent, sensible, affectueux et généreux. Il est aussi très responsable et attentif aux autres. Il s’intéresse à beaucoup de choses : le hockey,  les ordinateurs, les découvertes scientifiques, la magie, la campagne, la mer et quoi encore! Depuis longtemps, il est un lecteur avide et un as des légos, il pratique le ski de fond et depuis l'automne dernier, il collabore au journal de son école à titre de journaliste!
Beaux yeux bleus et talents multiples!

Sa présence nous apporte toujours beaucoup de joie et chaleur! Et on l'adore ...


Automne 2012 : Julo-patate  à ... presque 10 ans!


Bon anniversaire, Jules!


mercredi 23 janvier 2013

L'université, encore!

Aujourd'hui, dans Le Devoir, un texte important où mon collègue et ami Pierre Hébert, ainsi que Max Roy, président de la Fédération des profs d'université, proposent une Charte nationale de l'université québécoise :

Pour une «Charte nationale de l’université québécoise»

Cette proposition fait son chemin, le ministre Pierre Duchesne s’y intéresse

23 janvier 2013 | Pierre Hébert - Professeur, Université de Sherbrooke et Max Roy - Président de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) | Éducation



Important. Bien dit. Entièrement d'accord!
Ça ne règlerait pas tout mais on aurait au moins fait un pas essentiel!

Voici le lien : http://www.ledevoir.com/societe/education/368986/pour-une-charte-nationale-de-l-universite-quebecoise


mardi 22 janvier 2013

Le tour de la Terre

Hier, le 21 janvier est un jour férié aux États-Unis : journée consacrée à la mémoire de Martin Luther King.
Congé d'école, de travail, de courrier mais les magasins restent ouverts!
Courts textes dans les journaux qui rappellent l'histoire de ce militant qui rêvait d'un pays égalitaire.

Hier, le 21 janvier 2013, avait lieu aussi l'assermentation de Barak Obama pour un 2e mandat présidentiel. Grande cérémonie, défilé, bals et beaux discours!
De courtes dépêches évoquent les paroles de BO qui parle de son rêve à lui d'un pays égalitaire.

Aujourd'hui, retour à la normale. Grand lavage / cirage de la Maxie Caracole prévue -- l'expert vient justement d'arriver pour commencer sa journée!

Mon ami et voisin Jon a réussi à installer une connexion téléphonique sur mon iPad : tous les appels que je fais aux États-Unis ou au Canada sont absolument gratuits! Mais pour ceux qui appellent, c'est quand même au tarif interurbain. Le truc : si vous m'appelez, on raccroche immédiatement et je vous rappelle tout de suite! Et il y a même une messagerie vocale!

Notre numéro : 727 565-4217.

Petit problème : notre connexion internet doit être améliorée pour avoir une vraie bonne communication. On va y voir, aujourd'hui même!

Merveilles de la technologie. L'internet ceinture la planète! Au même moment, mes amis François et Hannia m'écrivent, lui du Viet-Nam et elle, depuis Sherbrooke; moi je leur réponds depuis ma petite cachette au sud des États-Unis!

J'ai l'impression que nos bras s'étirent pour se connecter et encercler la terre!



NASA - Photo de la Terre


Bonne journée!








dimanche 20 janvier 2013

Lunch et pélicans

C'est devenu quasiment un pèlerinage annuel, en tout cas une visite obligée : Wood'ys, à St. Pete's beach.

Petit resto d'extérieur avec une terrasse au bord du canal. Un menu simple : poissons frais et fruits de mer, entre autres.

En prime : la visite des pélicans qui rentrent du golfe et viennent jusqu'à nous!





samedi 19 janvier 2013

D’un samedi à l’autre



Notre première semaine ici, à St. Petersburg, avait été exténuante! Samedi dernier, je réclamais un peu de repos!
  
La deuxième semaine a été plus divertissante et pour le moins variée! Excursion au parc du Fort De Soto, jardinage intensif, visite au marché italien Mazzaro, magasinage, activités physiques : vélo, natation, marche, sans compter les habituelles déclinaisons de dom-dom (un raccourci commode pour la vie domestique) : popote, lessive, ménage et … bizounage d’installation!

Tout d’abord, chaque jour commence par une sorte de routine. Pauline salue le lever du soleil en faisant ses exercices au bord du bayou. De mon côté, la journée démarre avec  la promenade des chiens, ce qui me permet de marcher moi aussi, en général sur la Pinella trail, cette belle piste qui passe juste devant notre parc. Au retour, je saute dans la piscine pour une bonne demi-heure de natation –c’est-à-dire par temps chaud, évidemment! Ensuite, on est prêtes pour accueillir ce que la journée nous réserve!


Lundi. Il y a deux ans, j’ai découvert le parc du Fort de Soto : c’est l’un des trésors de la côte ouest! Nous étions à la recherche d’un lieu paisible, naturel, sympathique, après deux semaines à rouler sur les routes de l’Est des États-Unis. Mis à part là où nous séjournons présentement, pour la troisième année, le parc du Fort de Soto me semble l’endroit le plus intéressant dans cette région-ci de la Floride.

D’abord c’est un parc, c'est-à-dire un endroit protégé et bien entretenu. Un parc immense, où se trouvent un (ancien) fort militaire, qui donne son nom au parc, un terrain de camping, une piste cyclable, un long sentier pédestre, des kilomètres de boisés naturels et des plages extraordinaires, couvertes de beau sable blanc et propre. Ces kilomètres de plages sont bordés de grands espaces gazonnés, plantés d’arbres géants qui font de l’ombre sur les tables, où l’on s’installe avec ses chaises et son pique-nique. On  y accède à partir de grands stationnements, propres, bien aménagés, ce qui rend d’autant plus facile le transport de nos effets personnels entre l’auto jusqu’à l’endroit où l’on choisit de s’installer. Un beau jour de semaine, comme ce lundi, il y a bien peu de gens dans les parages!

L’an dernier, nous avions visité le parc avec Jean et Maryse; après le lunch, nous avions joué aux dominos. Cette fois, nous avons savouré la belle journée et le temps chaud tranquillement étendues sur nos chaises longues, avec chacune un bon livre, les chiens couchées paresseusement à nos pieds. Les heures ont filé sans qu’on les voie! 








Mardi. Nos passe-temps favoris ne restent jamais longtemps derrière : à peine arrivées ici, nous avons repéré un centre jardin pour renouveler notre boîte à fleurs et se procurer des fines herbes fraîches. Persil, basilic, thym, menthe, estragon, coriandre : on est bien équipées! 

La boîte à fleurs que nous avons commencée l’an dernier a bien progressé. L’hibiscus fleurit,  le palmier a poussé. Cette année, j’y ai ajouté un couvre-sol jaune et quelques pensées, pour plus de vivacité.







Mercredi. Petite journée tranquille, à la maison. Une corvée : le shampoing de Mollie et de Zappa, le matin; lecture en après-midi. Comme toujours, je lis plusieurs choses à la fois : deux livres de chevet, selon l’humeur, (Que viennent les étoiles de Benoît Lacroix et Les Années, de Annie Erneaux), un roman policier  pour se changer les idées (La rivière noire, de Arnaldur Indridason), un ouvrage dont je dois faire un compte-rendu d’ici la fin de janvier (Mots de désordre, de Marie-Andrée Bergeron) et une grosse brique, un hénaurme roman de Victor-Lévy Beaulieu, La grande tribu.

Mais le livre qui me passionne le plus ces jours-ci s’intitule The Paris Wife, un roman de Paula McLain qui raconte la merveilleuse histoire d’amour entre Ernest Hemingway, au début de la vingtaine, et Hadley Richardson, une Américaine sudiste qu’il épouse et qui le suit en Europe. Ce sont les tout débuts de la carrière professionnelle de celui qui deviendra l’un des plus grands écrivains américains. À Paris, le jeune couple fréquente des gens comme Ezra Pound, Gertrude Stein et Alice Toklas et d’autres. Pasionnant!




Jeudi. Pluie et temps frisquet! Au marché italien Mazzaro de St. Petersburg, on s’offre un petit lunch et des cappuccinos réconfortants! Sur la route du retour, quelques courses pour se procurer le nécessaire afin d'installer les deux lampes que nos voisins et amis, Mac et Jay, nous ont gentiment offertes. Originales, ces lampes sont une invention de Mac qui les fabrique lui-même. Elles donnent un air de fête et une belle lumière à notre site la nuit.












 













Vendredi.  Un peu de dom-dom. Quand on partage un endroit assez restreint avec deux chiens, dont l’une perd son poil abondamment, on doit répéter souvent les gestes du ménage! La lessive, elle, se fait au lavoir (allo, la valse des pièces de 25 cents!) – c’est une occasion de rencontrer d’autres femmes, d’échanger sur ce qui se passe ailleurs dans le parc, de se connecter à la communauté. 

Puis, moment joyeux : la popote! Cette fois, je fais une recette (du New York Times) que j’ai mise en ligne il y a quelques jours, le gratin sicilien de chou-fleur. Je l’ai personnalisé un peu en ajoutant d’échalote française, du bok choy et des minis champignons portobellos ! Un délice!





Pendant ce temps, Pauline s’affaire et bizoune, comme dirait Charles-O. Cette fois, elle travaille sur une planche de plexiglas qu’il lui faut découper pour l’installer et ainsi bloquer l’air dans la porte moustiquaire de la Maxie Caracole.  Le temps frisquet d’aujourd’hui nous oblige à sortir molletons et chandails et à fermer un peu portes et fenêtres! Une autre invention de la belle Po -- on n'arrête pas le progrès!




Ce matin, il fait un peu plus chaud. On verra ce que le week-end nous réserve!
Sur ce, bon samedi!


vendredi 18 janvier 2013

Brrrrrrrrrrrrrr!

Vague de froid au sud comme au nord : il fait 9 degrés ce matin! Frisquet pour la marche avec les chiens! Du coup, Mollie est un peu décontenancée!

Mais, comme dit ma voisine, on ne s'ennuie pas de la neige! Et surtout, on sait qu'il n'y en aura pas!!! Mais on compatit quand même avec tous les nordiques (avec une minuscule, s'entend)! Et tant mieux si vous aimez ça!






Bon vendredi! Surtout si c'est un genre TGIF -- (dieu merci, c'est vendredi!) :)

jeudi 17 janvier 2013

Deux guerres

Les échos de deux guerres parviennent jusqu’ici et troublent un peu la quiétude de ce début d’hiver floridien. Une guerre de chiffres, où les universités sont le champ de bataille, et une autre, avec des fusils, au Mali, en Afrique.
 Pourtant, on ne parle pas ou peu de ces deux guerres-là dans les médias ici, et elles n’ont aucun écho dans les conversations quotidiennes alentour. Les nouvelles arrivent, grâce à Internet et Radio-Canada, et ravivent mes préoccupations.  
Je m’inquiète pour le Mali, pour le Sahara, pour cette Afrique que je connais puisque j’y ai séjourné dans une vie antérieure. Et je m’étonne que cette guerre-là n’émeuve à peu près personne, même si la France débarque avec ses soldats, le Canada «prête» un avion de transport de troupes pour une semaine (le ridicule ne tue pas, dit-on), d’autres pays occidentaux songent à intervenir. Effroi. J’en parlerai une autre fois.
L’autre guerre se déroule plus près de nous, sur le front des universités, et les armes sont pour l’instant des chiffres incompréhensibles, ce qui étourdit tout le monde. Nous voici en face d’arguments qui se polarisent : sous-financement d’un côté, mauvaise gouvernance de l’autre. Mais ce qui est en jeu, dans tout cela, c’est rien de moins que l’importance qu’on donne à l’enseignement supérieur au Québec, la possibilité pour un plus grand nombre de nos enfants d’accéder aux études universitaires et la nécessité que les programmes offerts répondent aux besoins. Notre avenir, en somme!
Si on se contente d’aligner des colonnes de millions et de milliards de dollars, on risque de perdre de vue le plus important, c’est-à-dire la façon dont nos institutions universitaires répondent à un très large éventail d’exigences en matière d’enseignement supérieur. L’objectif est large : fournir une formation fondamentale essentielle, basée sur l’acquisition de connaissances  ET la formation d’un esprit critique, acquérir des compétences professionnelles utiles au travail, veiller au développement de disciplines anciennes et nouvelles, assurer des passerelles entre la recherche et l’enseignement. On a beau dire qu’on se prépare à un Sommet sur l’enseignement supérieur, ce n’est pas de ça qu’on parle!
Tout cela est parti d’une affaire de droits de scolarité. Le printemps érable a réveillé des élans revendicateurs (certains diraient révolutionnaires) qu’on croyait endormis depuis le printemps 68. Les carrés rouges nous ont fait rêver à des lendemains meilleurs. Mais depuis, on s’enlise dans des querelles de clans, les étudiants d’un côté, les recteurs de l’autre, les uns et les autres appuyant leurs déclarations (devant micros) sur des données que personne ne comprend.
Qui a raison, qui a tort? On finit par réclamer une médiation, l’intervention d’un arbitre «neutre» (voir l’édito du Devoir d’aujourd’hui : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/368531/creer-la-confiance_ , le vérificateur général ou un autre, qui pourrait trancher et nous dire … quoi? Quoi, au juste? Le Québec en met trop peu dans la cagnotte de l’enseignement supérieur ? Ou au contraire, on en met assez mais on l’utilise mal?  Les universités sont bien gérées? Ou alors, il y pourrait y avoir un meilleur équilibre des finances? Et que fera-t-on de cet avis du médiateur, VG ou autre?
Il y a une dizaine d’années, tout le monde s’entendait sur un point : les universités québécoises reçoivent moins que les autres universités, au Canada, toutes données comparées. Le gouvernement se désistait subitement, on modifiait les modalités de transfert, bref, on changeait les formules établies dans le but d’économiser, bien sûr. Les universités ont  vécu et survécu tant bien que mal malgré cette carence de financement pendant de nombreuses années, au point de s’y habituer et de développer toutes sortes de façons, certaines assez astucieuses du reste, d’en éviter les effets néfastes.
 Puis, la mode de la gouvernance a tout balayé : fallait renouveler les conseils d’administration, en diminuer la taille et y faire entrer des experts externes – autant dire, éliminer les membres de l’interne – et doter l’institution universitaire de mécanismes de gouvernance calqués sur ceux de l’entreprise privée. Aberration, avons-nous répliqué! Au bout du compte, on a évité le pire, disons. Cette mode est en train de s’effacer d’elle-même.
Nous voilà maintenant sur le terrain des finances. Ça tombe mal : on parle de fonds publics! Du coup, tout le monde et son frère ou sa sœur se croit doté de compétences en matière de gestion universitaire! Des déficits? Prouvez-nous-les! Sous-financement? Vos études sont peu crédibles! Mauvaise gestion! Que le VG regarde tout ça et s’il nous démontre qu’il manque des fonds, ON verra comment on peut régler ça! Un peu comme si tout le monde savait mieux gérer les universités que les universitaires eux-mêmes!
Non, mais on rêve, ma foi! Qui aurait cru que ce malheureux épisode de l’ilot Voyageur nous hanterait autant et si longtemps! Ce vilain canard boiteux a semé la gangrène chez ses voisin-e-s et voilà qu’à présent tout le monde est soupçonné de malversations. La guerre n’est pas finie, je crois bien qu’on en a pour un bon moment …

Pourquoi ce long édito? Comprenez qu’il me soit difficile de rester insensible quand la troisième  des rencontres préparatoires au Sommet sur l’éducation supérieure s’ouvre aujourd’hui même à Sherbrooke, siège de mon université. Sans compter que j’ai siégé pendant huit ans au conseil d’administration de l’U de S! Ça laisse des traces, voyez-vous!

P.S. Rassurez-vous : la chronique de notre petite vie quotidienne ici, avec photos à l'appui, sera de retour bientôt...